Programme › Bonus › Leçon 9
Bonus — Le tanwîn (nunation)
La voyelle doublée qui ajoute un son « n » — la marque de l'indéfini
🎯 À la fin de cette leçon, vous saurez :
- Reconnaître les trois tanwîn : ـٌ (un), ـٍ (in), ـً (an)
- Comprendre qu'il ajoute un son « n » et marque l'indéfini (« un / une »)
- Savoir que le tanwîn fatḥ ajoute souvent un alif (كِتَابًا)
- Lire et écrire des mots avec tanwîn
Le tanwîn (« nunation ») est une voyelle doublée écrite en fin de mot, qui ajoute un son « n ». C'est la marque de l'indéfini — un peu comme « un / une » en français. Il en existe trois :
- ـٌ (ḍammatān) = « -un » : كِتَابٌ = « kitābun » (un livre) ;
- ـٍ (kasratān) = « -in » : بَيْتٍ = « baytin » (d'une maison) ;
- ـً (fatḥatān) = « -an » : كِتَابًا = « kitāban » (un livre, cas direct).
Le tanwîn fatḥ et son alif
Le tanwîn ـً (« -an ») s'accompagne le plus souvent d'un alif ajouté à la fin du mot : كِتَابًا, بَابًا, رَجُلًا.
Exceptions (pas d'alif) : après un tâ marbûta (شَجَرَةً) ou un hamza sur la ligne (مَاءً).
Repère : deux petits signes identiques empilés en fin de mot = un tanwîn, et vous ajoutez un « n » à la lecture. Un seul signe = une voyelle simple (pas de « n »).
Un tanwîn au cœur d'une salutation
سَلَامٌ« »
Ex. Coran 36:58 : سَلَامٌ قَوْلًا مِنْ رَبٍّ رَحِيمٍ
📝 Récapitulatif
- ـٌ = « -un », ـٍ = « -in », ـً = « -an ».
- Le tanwîn ajoute un son « n » et marque l'indéfini.
- Le tanwîn fatḥ ajoute souvent un alif (sauf après ة ou ء).
🎮 À vous de jouer !
Place à la pratique. Rappelez-vous : chaque réponse — bonne ou mauvaise — vous sera expliquée. C'est notre contrat de confiance.
سَلَامٌ (« salāmun », paix) porte un tanwîn ḍamma. Dans le verset سَلَامٌ قَوْلًا مِنْ رَبٍّ رَحِيمٍ, on entend plusieurs tanwîn : salāmun … qawlan … rabbin raḥīmin. Les repérer aide à réciter avec justesse.